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Cape Breton Museums Network (CBMN)

Le Musée de la Forge Le Noir, Arichat
For English version: click here

À l'Isle Madame (une île magnifique) et sur le front de mer d'Arichat,
village situé sur la route Fleur-de-lis au Cap-Breton

logo du Musée de la Forge Le Noir

Complexe Musée de la Forge Le Noir, vue aérienne

" Du temps des navires de bois et des hommes de fer "



Domaines de spécialisation du Musée :

Histoire culturelle, ethnologie, histoire, pêcheries, métiers traditionnels, artisanat, forge/ferronnerie, maçonnerie

Géré par :

la Société historique de l'Isle Madame (SHIM)

Description, fonctions :

La Société historique de l'Isle Madame est un organisme voué à la collection de documents, d'outils, de photographies, de registres, de tableaux et autres objets témoins, d'importance historique en rapport avec le passé de l'Isle Madame. La Société reconnaît l'importance du riche patrimoine de l'île et désire documenter ce passé à l'intention des générations présentes et futures.

calèche.jpg

Une calèche actuellement entreposée dans l'ancienne forge

La Forge fut construite de blocs de pierre, transportés par bateau depuis Port Hood (sur la côte ouest de l'Île du Cap-Breton). On ignore la date exacte de la construction (voir ci-après : "La forge et le chantier maritime").

Il s'agit d'une structure simple à un niveau et demi, de style acadien, avec la forge proprement dite et une cheminée. Ses dimensions inusitées (environ 14,2 m sur 8,6 m) laissent croire qu'on aurait utilisé la toise comme unité de mesure. Les murs sont principalement en pierre de taille (grès rouge des murs est et sud); on note également le recours à des moellons et à de la pierre des champs (murs nord et ouest). Les coins sont marqués par des pierres d'angle en grès taillé en blocs rectangulaires. Le toit repose sur de larges solives.

Avant la restauration (1967), les murs nord et sud étaient à toutes fins pratiques intacts; il manquait des pierres à la façade (mur est) ; le mur ouest dut être reconstruit en entier et on ajouta un nouveau toit. Les travaux de restauration ont omis de reproduire la clé de voute de l'arc d'entrée et les deux grandes fenêtres du mur ouest. La grande cheminée centrale à foyer ouvert (forge) n'a pas non plus été reconstruite; on a plutôt érigé une petite cheminée de brique dans le coin sud-ouest. Le sol original en pavés n'a pas été restauré. On a refait le toit avec un pignon de côté; ce toit et une partie des murs latéraux ont été recouverts de bardeaux de bois.

La maçonnerie faisait partie des traditions pour la famille Doré (Dorey) de l'Isle Madame. Seul bâtiment en pierre dans les environs, la Forge se signale immédiatement par son apparence. Elle reste également très singulière en tant que vestige des activités sur le front de mer.

De nos jours, la Forge dispose des mêmes matériaux et des mêmes dimensions qu'il y a deux siècles. L'extérieur a été restauré en 2000 par John Urich (de la Forteresse de Louisbourg).

L'histoire de Thomas Le Noir

À la fin du XVIIIe siècle, Thomas Le Noir vint s'établir à Arichat, où il ouvrit un atelier de forgeron et de serrurier. Son fils suivit ses traces et tous deux devinrent marchands de fournitures afin de desservir les nombreux navires qui fréquentaient le havre en eau profonde d'Arichat. Les Le Noir s'étaient acquis une telle réputation d'excellence que des apprentis venaient de partout au Cap-Breton pour s'initier au métier chez eux.

L'entreprise familiale continua à fonctionner au même endroit jusqu'en 1902.

Pour en savoir plus long sur Thomas Le Noir... (texte en angl.; trad. fr. en préparation) :

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Fonctions successives de l'édifice en pierre au fil des ans :

Pendant deux siècles, la Forge a servi non seulement d'atelier de forgeron, mais également d'école de métiers, d'entrepôt des douanes, de taverne, de maison des douanes, d'entrepôt à charbon et de glacière. On ne sait exactement quand la forge elle-même a cessé ses opérations - sans doute au début du XXe siècle, avec le déclin de la construction de navires comme industrie locale.

Les gens de la région croient également que l'édifice aurait servi de bordel il y a longtemps, soit avant 1788 lorsque Simon Foret en fit l'acquisition. Lorsque Charles Robin fit venir des ouvriers de Jersey en 1764, il leur interdit d'emmener leurs femmes et leur famille pendant leurs premières années de service. Il se peut donc que des femmes "d'entreprise" aient perçu dans la présence de ces hommes esseulés un créneau d'activité à exploiter.

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La "Vieille Forge", avant sa restauration en 1967.
L'édifice fait partie du patrimoine industriel du Cap-Breton.

Dans les années 1960, la vieille forge était en ruines. Des résidents locaux, conscients qu'il s'agissait de l'un des derniers témoins des industries issues de la grande époque de la construction de navires au Cap-Breton, décidèrent qu'il fallait passer à l'action.

En 1967, la Municipalité du comté de Richmond fit l'acquisition du bâtiment. La même année, la Chambre de commerce de l'Isle Madame, la municipalité et la Société historique de l'Isle Madame (SHIM) s'allièrent pour restaurer l'édifice et en faire un musée local, dans le cadre de la commémoration à Arichat du Centenaire du Canada.

La Forge a été désignée en 1967 propriété historique nationale. L'ancienne Chambre de commerce de l'Isle Madame en a été le premier gardien. Le premier conservateur du musée a été un historien local, Marshall J. Bourinot. Le complexe muséal est maintenant géré par la Société historique de l'Isle Madame. En 1986, la Forge a acquis le statut de propriété historique de la Nouvelle-Écosse.

Depuis sa restauration, la Forge a servi à entreposer des artéfacts, depuis les soufflets de forge jusqu'aux outils de forgeron en passant par tous les types d'outils en usage dans la région.

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Cette porte de cellule de prison provient de l'ancienne prison du palais de justice d'Arichat. L'ouverture en forme de cloche servait à passer les repas des détenus.

Un nouveau complexe muséal sur le front de mer d'Arichat :

En 1997, la Société historique de l'Isle Madame (SHIM) et l'agence Développement Isle Madame ont mis sur pied un plan à long terme afin de développer la Forge et le secteur environnant. Ce groupe prévoit que les artéfacts ne relevant pas de la ferronnerie seront placés ailleurs qu'à la Forge et que celle-ci sera remise en état pour reprendre ses fonctions premières.

En haut de la Forge, une ancienne station-service Irving (édifice Lorenzo) a été rééaménagée sur le modèle d'un édifice du XIXe siècle. Cet édifice renfermera les collections autres que celles de la forge et comprendra un centre d'Interprétation ou musée sur le thème des établissements de l'Isle Madame, ainsi qu'un centre d'archives et de recherche généalogique.

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Ancienne station-service, cet édifice a été offert par la communauté à la SHIM.

La Forge servira essentiellement à des démonstrations de l'ancien métier de forgeron. De part et d'autre de l'édifice, deux nouveaux édifices de bois ont maintenant pour fonction de présenter des métiers locaux, de la construction de bateaux à la fabrication de tapis crochetés.

L'ensemble, doté d'un auditorium extérieur, sera prêt pour le Congrès mondial acadien, à l'été de 2004.

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Les baraques de pêcheurs ont été construites pour renforcer le thème culturel et historique.
Elles sont louées à des entreprises locales et/ou à des artisans locaux.

Autres services offerts par la SHIM :

- recherche généalogique
- archives

Entre autres recherches en cours :

Brenda Chisholm (M.A. Anthropologie), au Centre La Picasse de Petit-de-Grat, prépare actuellement un cédérom sur l'histoire de l'Isle Madame; un livre devrait également paraître sur le sujet.

Pour la rejoindre : 902.226.0185.

Interprétation :

Lorsque la forge restaurée a été rouverte en 1967, un forgeron local très renommé, Toney Leblanc, l'a fait fonctionner; il aidait ainsi les visiteurs à saisir l'atmosphère prévalant au moment de l'apogée économique d'Arichat.

La SHIM entend faire revivre la forge d'antan.

Sur les traces de son grand-père Toney Leblanc, Larry Keating a sa propre forge à Port Royal à l'Isle Madame, où il fait valoir son savoir-faire auprès des visiteurs. Dans notre univers technologique de production de masse, l'ancien métier de forgeron risque de disparaître tout à fait. Heureusement, des artisans locaux comme Larry Keating maintiennent fièrement la tradition.

The Island Forge
Propriétaire/forgeron : Larry Keating
R.R. no 1, Port Royal, comté de Richmond, Cap-Breton
902.226.9364

Exemples d'ouvrages en fer forgé encore fabriqués de nos jours :

harpons à anguille, lampes, chandeliers, girouettes, clôtures, balustrades, serviteurs de cheminée, supports à plantes.

Les Grands Voiliers à Arichat (Salut à l'Acadie) : les 4, 5 et 6 août 2004

Liens vers des sites intéressants :

Sommet 2000 à l'Isle Madame (aticles/conférences sur l'histoire de l'Isle Madame, en angl.)

Quelques éléments d'histoire (Arichat) et démographie (Isle Madame), en angl.

Petit-de-Grat, past and present (conférence de Steven DeRoche)

Historique de la région (page de L'Auberge Acadienne)

Cartes de l'Isle Madame (1885) : D'Escousse, Arichat-Ouest, Petit-de-Grat, Arichat

Registres paroissiaux de Notre-Dame de l'Assomption (1839-1919)

Les collections et les expositions :

intérieur de la Forge : soufflet

Le soufflet de forge

On n'a retrouvé aucun artéfact d'origine sur les lieux de la vieille forge en 1967. La collection du Musée est constituée d'objets anciens donnés par la population locale et par d'autres résidents de l'Isle Madame. Quelques-uns de ces objets datent du début du XVIIIe siècle (p. ex., une enclume de forge); évocateurs des métiers présents dans une petite ville d'autrefois, ces objets rappellent l'époque des voiliers aux grééments anciens, alors qu'Arichat comptait parmi les principaux ports de la côte atlantique.

Certains artéfacts ont été reproduits au début des années 1980 pour servir à la Forteresse de Louisbourg.

outils de forgeron

Quelques-uns des outils de forgeron en montre au Musée de la Forge Le Noir

Au Musée, on peut également voir ce genre d'objets anciens :

enclumes, soufflets, balances, burins de maçon, étriers, pinces, clés à écrous, fers à cheval, truelles, serre-câbles, rabots, haches, etc.;
le Musée détient également un bureau qui aurait appartenu à Charles Robin.

Arichat

Chef-lieu du comté de Richmond, lieu de naissance du premier Collège Saint-François-Xavier (1853), Arichat s'enorgueillit d'une longue histoire française, de même que d'une solide tradition de construction navale.

La Déportation des Acadiens de la Nouvelle-Écosse (ancienne Acadie), en 1755, a eu des conséquences durables. Des colons ont fondé le village d'Arichat en 1758, après la chute de la Forteresse de Louisbourg; il s'agissait surtout de réfugiés acadiens et d'autres personnes de langue française. En raison de son emplacement stratégique, Arichat a attiré un peuplement d'Européens, tant de langue anglaise que française. Le premier à s'établir à Arichat fut Simon Foust, d'origine acadienne, qui obtint des terres de la Couronne britannique.

Les activités commerciales entre pêcheurs locaux et marchands de Jersey et de Guernesey (les îles Anglo-Normandes au large des côtes de la Normandie), au XVIIIe siècle, menèrent à la création de la compagnie Robin, exportatrice de poisson vers l'Europe (1764). Charles Robin, entrepreneur, homme d'affaires et armateur, a donné à l'Isle Madame l'une de ses premières industries. Le charbon, le poisson et, en somme, tous les produits agricoles du Cap-Breton passaient par Arichat.

Un peu plus sur Charles Robin... (texte en anglais) :

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Le village connut alors une grande prospérité. Arichat était devenu un port de mer important et, entre 1821 et 1867 (année de la Confédération canadienne), resta le 4e port en importance en Nouvelle-Écosse (après Halifax, Yarmouth et Pictou), si on se fie au volume des marchandises exportées. La construction navale a dominé de 1830 à 1870.

L'avènement de la Confédération (1867), du chemin de fer et de nouvelles techniques de construction navale entraînèrent le déclin de l'industrie à Arichat. La construction du canal de St. Peter's (1869) eut pour effet de détourner l'essentiel de l'entreprise maritime vers la région industrielle de Sydney (Baie des Espagnols). Finalement, le déclin des pêcheries heurta la communauté de plein fouet.

La population est à 75 % francophone (et bilingue).

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Une meule (taillée dans du grès), placée de côté pour en utiliser la face circulaire comme meule à aiguiser.





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Cette batteuse pour l'égrenage des tiges et enveloppes de céréales est faite de bois et d'acier. La manivelle actionne une manette qui fait tourner la batteuse, laquelle débarrasse les céréales de leurs grains.

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La collection de machines à écrire Underwood du Musée







Autres lieux patrimoniaux à Arichat :

Le havre historique d'Arichat est à voir absolument.

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Les deux canons pointés vers l'île du Jersiais, en face d'Arichat

Sur la plaque commémorative, il est écrit :

"Au XVIIIe siècle, Arichat était un port d'escale très prospère pour des cargos venus des quatre coins du monde. Cinq chantiers maritimes/usines occupaient le front de mer. Des marchands de Jersey, citoyens britanniques de langue française, se sont établis sur l'île du Jersiais au large d'Arichat, vers la fin du XVIIIe siècle.

Plus tard, l'île fut attaquée par le flibustier américain John Paul Jones, ce qui a forcé ses habitants à fuir vers l'Isle Madame. Le poste d'échange de Robin, Jones et Whitman a été déménagé sur la pointe de Kavanaugh, du côté est du havre. Les deux canons sont un vestige de cette période."

La cathédrale Notre-Dame de l'Assomption - Érigée en 1837 pour la paroisse d'Arichat, à prédominance acadienne et irlandaise. Désignée comme édifice du patrimoine au niveau provincial, cette église est assurément un élément majeur du paysage architectural au Cap-Breton.

Cathédrale N.-D. de l'Assomption, cimetière (2002)

À voir et à faire :

Randonnées sur le sentier écologique du cap Auguet,
un nouveau sentier de 12,3 km sur le littoral de la baie de Chedabuctou. Perspectives imprenables, épaves, observation d'aigles et de baleines. 902.226.1918

Club nautique et marina de l'Isle Madame, 902.226.0226

Pour rejoindre le personnel du Musée :

Le Musée de la Forge Le Noir
Route 206, chemin d'En-Bas
C. P. 223
Arichat, Isle Madame
Cap-Breton, CANADA B0E 1A0
Tél. : 902.226.9364

Brenda Martell (courriel)

(anc. palais de justice d'Arichat) C.P. 57
Arichat (Nouvelle-Écosse)
Canada B0E 1A0
Tél. : 902.226.1918
Fax : 902.226.1919

Winnie Bungay (courriel)

2543, rue Principale (Bureau de poste)
Arichat (N.-É.) B0E 1A0
Tél. : 902.226.0456

Renseignements généraux :

Musée ouvert de 10 h à 17 tous les jours
de juin à septembre

Droits d'entrée : aucun - Les dons sont acceptés

Bienvenue aux voyageurs en autocar
Stationnement, terrain de pique-nique, toilettes publiques

Ailleurs à l'Isle Madame :

L'Isle Madame comporte quatre (4) communes principales :
Arichat, Petit-de-Grat, Arichat-Ouest et D'Escousse.

Le Centre La Picasse, centre multifonctionnel de la communauté acadienne et de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse
C.P. 70, Petit-de-Grat (N.-É.) B0E 2L0
902.226.2800; fax : 902.226.0236

Plongée sous-marine (épaves), péninsule de l'île Janvrin,

Parc provincial du Passage Lennox, 902.535.2032

Club nautique du Passage Lennox, 902.226.1162 - formé en 1980 afin de sauver le quai de D'Escousse de la destruction

La bibliothèque de Petit-de-Grat à La Picasse

Plus, tous ces festivals en 2004 à l'Isle Madame :

(bientôt annoncés)

Comment se rendre à Arichat :

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Sur la route Fleur-de-lis au Cap-Breton.
sur l'autoroute transcanadienne;
prendre la sortie 46.
Sur le front de mer d'Arichat, en bas du chemin Lower Road.

Pour plus de renseignements (attractions, hébergement, etc.) :

Liens vers des sites locaux (fournis par DIMA)

À voir et à faire (Tourisme Comté de Richmond - en angl.)

Tour of Isle Madame (en angl.)

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RMCB © novembre 2002
traduction française, février 2004; dernière révision, mai 2004

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